Et ça continue encore et encore…

Le 18 juin, en sortant du bureau, ma collègue et amie, qui connaît très bien mon histoire avec ce mp, a vu que j’avais un bouquet sur le pare brise de ma voiture.

Il s’agissait de roses bleues (depuis le temps qu’il devait m’en offrir!!!), avec la copie d’une carte de remerciements d’un couple qui nous avait invités à leur mariage. Et sur cette copie, le mp avait inscrit « Et nous? »

Quel enfoiré! Il ne s’arrêtera jamais!

Sur le moment, j’ai été très en colère. Je suis allée à la gendarmerie du village où il exerce. Ils m’ont juste dit de faire une déclaration, et qu’ils le contacteraient.

Le lendemain, j’y suis passée. Ils m’ont dit qu’ils étaient allés le voir, qu’il avait en effet montré la carte qu’il m’avait tout simplement fait suivre!

J’ai eu l’impression que j’exagérais, et que finalement, il me donnait des nouvelles que très rarement…donc je ne devais pas en faire tout un plat.

Même si ça me révolte, m’attriste, il fallait bien se doutait de la réaction des gendarmes. Mais ça me fout les boules, car j’ai l’impression que j’exagère tout, que tout est ma faute, que lui n’est que le pauvre amoureux éconduit. Alors qu’il est en train de manipuler son petit monde, il fait la victime, il continue ses plans machiavéliques de pervers manipulateur!

Et qq jours après, j’ai le cafard. Je me sens pas reconnue. Une fois de plus, je me dis que j’exagère.

Du coup, j’ai rappelé mon psy. Je le vois la semaine prochaine.

Mais je sais que le temps joue en ma faveur. Et bientôt, il n’aura plus aucun effet sur moi. Le plus dur est qu’à chaque fois il réveille des évènements douloureux en moi.

Mais je continuerai à me battre!



La cerise sur le gâteau

Comme je vous l’ai précédemment indiqué, le mp me faisait croire qu’il avait les mêmes envies que moi, les mêmes rêves, notamment celui d’avoir une famille nombreuse.

Ensemble, en décembre 2007, et après avoir connu des problèmes de santé (cellules précancéreuses au niveau du col de l’utérus opérées en octobre 2007) nous avons décidé que j’arrêterai la pilule, afin de concevoir un bébé, notre bébé.

Cela fait environ 4 ans, que l’envie d’être mère est en moi, dans mes tripes. Cependant, j’ai toujours été consciente que cela représente un changement de mode de vie, une grande responsabilité. C’est pourquoi, même si le désir était là, je n’ai jamais voulu faire ça hâtivement. Il était très important pour moi, que cette décision soit prise avec celui qui serait l’Homme de ma vie.

Et je voyais en le mp le papa idéal. Pourtant, souvent, je n’adhérais pas à sa façon d’éduquer sa fille, mais, n’étant pas maman, je ne me permettais pas d’intervenir.

En décembre, je n’ai donc pas repris la pilule. Et puis, les choses se dégradaient. Il était toujours déprimé, négatif, rien n’allait. Il me faisait culpabilisait pour tout. Cependant, malgré le mal qu’il me faisait, je l’aimais, et il avait cette emprise physique sur moi. Nous étions toujours attirés l’un par l’autre comme 2 aimants.

Je pensais que le fait d’avoir pris la pilule pendant 10 ans, que le fait d’avoir subi une opération quelques mois auparavant, rendrait plus difficile la conception.

J’avais tout faux…

Mes règles n’arrivant pas, j’ai fait un 1er test de grossesse le 7 janvier. Il s’est révélé négatif. J’étais tellement déçue. Quand je l’ai annoncé au mp, il m’a dit, sur un ton méchant, que cela valait mieux comme ça, que ce n’était pas le moment. Pourquoi m’avait-il dit qu’il voulait un enfant avec moi? Pourquoi  m’a-t-il dit d’acheter le livre des prénoms? Pourquoi m’a-t-il promis, dans mes moments d’angoisses face à mes problèmes de santé, que nous aurions un enfant en 2008? Pourquoi faisions-nous l’amour sans protection alors qu’il savait que je ne prenais plus la pilule?

J’ai quitté le mp, le 11 janvier 2008 (je vous raconterai les détails dans un autre article). Le 16 janvier, n’ayant toujours pas mes règles, j’ai fait un nouveau test, sur mon lieu de travail.

Et là le choc, le test s’est de suite révélé positif.

On dira que c’est mon instinct de survie, je n’ai pas hésité. Malgré le désir dans mes tripes d’être maman, j’ai appelé mon gynéco pour programmer un avortement.

Je n’étais enceinte que de peu, j’ai donc pu utiliser la voie médicamenteuse, qui est moins traumatisante, je pense.

J’ai pris un 1er médicament le 18 janvier. Puis je suis entrée en clinique le 20 janvier afin de prendre le 2ème, et expulser ainsi le petit oeuf.

Cela s’est bien passé.

Je pense que j’ai puisé toute ma force psychologique pour passer cette épreuve.

Et c’est plusieurs mois après cette épreuve, que la douleur de l’avortement se réveille en moi.

 



L’Enfer a commencé…par le Paradis

Ce 18 février, je suis donc allée chez lui. Nous avons passé des heures à discuter. Je me sentais bien. J’avais l’impression qu’il comprenait tout ce que je lui disais, qu’il éprouvait les mêmes sentiments que moi face aux évènements de la vie.

Cependant, j’aurais dû être alertée par certains de ces comportements. En effet, nous nous connaissions à peine, et il m’a proposé de financer des études que je rêvais de faire. J’ai été gênée par sa proposition, que j’ai poliment refusée. Au lieu que cela me mette la puce à l’oreille, je me suis dit qu’il était quelqu’un de très généreux. Deuxièmement, lorsque nous nous sommes embrassés ce jour-là, il m’a dit « je t’aime ». Je lui ai répondu du tac au tac « tu crois pas que c’est un peu rapide? ». J’étais là aussi gênée mais en même temps flattée. Moi qui manquait tant d’amour et d’attention.

Nous avons passé ensuite l’après-midi et la soirée, enlacés, à nous embrasser…J’étais heureuse. Tellement de sentiments emplissaient mon petit coeur, qui ne savait pas ce qui l’attendait dans les mois à venir…

Le mois qui a suivi a été merveilleux. Quelques jours après notre 1er baiser, il venait me faire une surprise à mon travail, m’offrant un pendentif avec un chat (je portais toujours celui de mon ex mari).

Ce même jour, il m’a incitée à appeler son avocat pour entamer la procédure de divorce. Sur le moment, je pensais qu’il avait une réelle volonté « gratuite » de m’aider. Mais non, en fait, il commençait son travail d’emprise et d’isolement.

J’avais l’impression qu’on se comprenait, que nous avions les mêmes rêves, les mêmes attentes. C’était tellement fort, que je l’appelais mon Evidence. Comment avais-je pu vivre sans lui jusqu’à aujourd’hui??

Manifestement, le travail d’emprise faisait son effet.

 



Un mp ne vous lâche pas comme ça

Bonjour,

Eh oui, malheureusement j’avais raison. Après avoir reçu ce mail vide, il m’avait aussi écrit sur le site où l’on peut retrouver d’anciens camarades de classe (site où je l’avais contacté) « Lilou, je souhaite que tu ailles bien. » Par ailleurs, dans sa fiche sur ce site, il avait écrit en commentaire « Aimerais retrouver mon ciel bleu », bien entendu, il m’appelait toujours comme ça! Et il a mis notre chanson, comme étant sa musique préférée.

Je vous cache pas, que cela m’a énormément affectée. Cela a engendré une crise de manque. J’ai cru que tout le travail fourni ces derniers mois pour me libérer de son emprise, étaient à refaire. Je me suis dit que je l’avais peut-être quitté sur un coup de tête, sans vraiment lui laisser une chance, le temps que ses problèmes avec sa clinique s’arrangent. Je me suis dit que j’aurais dû garder ce bébé que nous avions tant désiré…

Bref je remettais tout mon travail en question. Heureusement, ce jour-là, j’avais rdv chez mon psychothérapeute, qui m’a aidée à calmer ma crise d’angoisse. Il m’a dit d’envoyer un mail à ce mp lui indiquant que s’il recommençait à me harceler, je porterai plainte. L’après-midi même, je lui envoyais un e-mail. Depuis aucune nouvelle.

Les jours suivants, j’ai eu quelques rechutes. J’ai appelé sa clinique pour entendre sa voix sur son répondeur, je suis passée devant sa clinique. Pourquoi? Je n’en savais rien. Je ne me comprenais plus. Et après avoir rechuté, je réalisais l’erreur que j’avais faite, et je pleurais tellement je m’en voulais d’avoir cédé.

Puis le jeudi, je suis allée voir mon psychothérapeute. J’ai pas mal sangloté. Je lui ai demandé si le mp était conscient de ce qu’il faisait. Sans me répondre clairement, il a réussi à me faire arriver à la conclusion que oui, en effet, il agissait sciemment. De même, il m’a expliqué qu’il était en train de jouer avec moi, car il ne supportait pas que sa proie se dérobe.

Je suis sortie. Je me sentais mieux. Et puis quelques heures plus tard, je roulais et j’ai eu un déclic. Je me suis dit « Terminé! il n’aura plus aucune emprise ». C’était le 8 mai 2008, c’est la Victoire de 1945 mais ce sera désormais aussi ma Victoire!

Depuis ce jour, je suis allée une fois chez le psy, qui m’a dit que son travail était terminé. Tout va pour le mieux. Je me sens libérée de ce monstre. Quand je pense à lui, à ces actes, je ne cherche plus à comprendre, j’ai réalisé qu’il n’est pas un être normal, et j’arrive à défaire les liens, à voir le petit jeu qu’il a joué. Il me fait pitié!

Alors, oui, on y arrive. 4 mois après l’avoir quittée, je m’en suis sortie, prête à commencer une nouvelle vie.

Bien sûr certaines blessures restent ancrées à vie. A moi maintenant de vivre avec, et d’en faire une force.

 

 

 



Comment tout a commencé…

C’était en août 2005. Je revenais de vacances (j’étais mariée), et j’ai pris un chaton (une femelle) à la SPA. Il s’est avéré qu’elle était malade. Je l’ai amené chez un vétérinaire installé dans le village à côté du mien. J’ai tout de suite été charmée. Il était très doux avec mon chaton, et on voyait d’emblée qu’il adorait les animaux. Et puis, il lui a sauvé la vie!

C’est donc avec plaisir, que j’allais le voir pour les vaccins, ou problèmes que je rencontrais avec mon animal.

A chacune de ses consultations, il me parlait de sa fille, et j’avais bien compris qu’il était divorcé. J’aimais comme il parlait de son petit coeur, et me disais qu’il devait être un très bon père souffrant de ne pas voir sa fille tous les jours.

Début 2007, je prends conscience que dans mon couple, ça ne va pas fort. Je ne me sentais pas soutenue par mon époux dans mes choix professionnels (j’avais repris mes études, et occupé de nouvelles fonctions à responsabilité), j’avais l’impression de n’être là que pour faire le ménage, la cuisine…De plus, mon mari étant d’origine étrangère, nous rencontrions parfois, des problèmes d’ordre culturel.

Je ressentais donc le besoin de me sentir écoutée, épaulée. A chaque fois, que je passais devant sa clinique vétérinaire, je pensais à lui. Je me disais que j’avais envie de le connaître davantage, malgré notre différence d’âge (17 ans).

Je me suis mise à penser de plus en plus à lui. Début Février, j’ai vu qu’il était inscrit sur un site qui permet de retrouver d’anciens copains d’école. J’ai donc pris contact avec lui mais sans lui dire qui j’étais. Il m’a de suite répondu, et pendant une semaine, nous avons communiqué. Je voulais une famille nombreuse, lui aussi rêvait d’une maison remplie d’enfants. Je rêvais de vivre à la campagne, lui aussi. Nous avions les mêmes goûts musicaux, étions tous 2 passionnés par nos jobs…tellement de points en commun que je n’avais pas avec mon mari.

Cela m’a permis de me rendre compte que je n’aimais plus mon époux et rêvait d’une autre vie. Je lui ai donc annonçait ma décision. Ce fut très difficile.

Puis, j’ai révélé au mp mon identité. Il m’a dit qu’il était très heureux car avait eu un vrai coup de coeur pour moi. Quelle ne fut pas ma joie!

J’étais heureuse!

Nous avons donc décidé de nous voir, chez lui. Et j’y suis allée un dimanche après-midi: le 18 février 2007.

 L’Enfer a commencé….



S’arrêtera-t-il un jour??!!

Presque 4 mois après l’avoir quitté, et après des semaines de silence, sans nouvelles, ce qui m’a permis de me reconstruire peu à peu, voilà qu’il me recontacte!

Ce matin, j’arrive au travail (avec 2 heures de retard: panne de voiture!), j’ouvre mes mails, et qui vois-je? son nom!

Ce salop (excusez-moi l’expression), m’a renvoyé un mail que je lui avais adressé qq jours avant notre rupture et qui s’intitulait « vivons avec peu mais vivons heureux », et où il y avait une présentation powerpoint, comme on en reçoit souvent.

Il n’a rien écrit, mais ce mail veut simplement me dire « je suis là, je ne t’oublie pas, ne te crois pas sortie d’affaire si facilement », alors que sous emprise, nous auirons tendance à penser « oh, il m’aime, il n’arrive pas à vivre sans moi! »

J’aimerais tellement être indifférente mais je ne le suis pas. Je le hais! Ca me fait remonter tellement de souffrances à la surface. Que me veut-il? Pourquoi d’un coup, plusieurs mois après? Vais-je enfin pouvoir recommencer une nouvelle vie?

Que dois-je faire? Porter plainte, le contre-manipuler comme c’est écrit dans beaucoup d’articles? J’en ai pas envie. J’ai envie qu’il me laisse, qu’il arrête. Malheureusement, il ne va pas cesser comme ça, va falloir se battre!



Pourquoi le besoin d’écrire?

Quand j’ai quitté ce manipulateur pervers, je l’aimais encore. Mais je me rendais compte que rien n’allait et surtout qu’il y avait un énorme fossé entre l’homme qu’il avait prétendu être et celui qu’il était vraiment.

Je ressentais un malaise évident. J’avais besoin de lui, comme une dépendance, mais en même temps, une autre partie de moi (la partie lucide), me faisait bien sentir que quelque chose clochait, que j’étais malheureuse et surtout que je n’étais plus moi-même.

Alors pour essayer de comprendre, de rendre ma vie un peu moins floue, j’ai fait de recherches sur internet. Je ne savais pas trop où j’allais. J’étais perdue mais j’avais ce besoin de mettre des mots sur ce que je vivais. Je ne connaissais pas encore les termes de manipulateurs pervers ou de pervers narcissiques. Mais mon entourage me parlait de manipulation, alors j’ai commencé à entrer ces mots, et de fil en aiguille, je suis tombée sur ces expressions. J’ai réalisé que mon cas n’était malheureusement pas isolé, et j’ai pu mettre des mots sur mes souffrances, « dépendance affective », « vampire affectif », « harcèlement moral », « perte des repères »….

Le 1er blog qui m’a vraiment aidée est Pervertus. C’était ma Bible! Dès que j’avais une rechute dans les 1ers jours de ma prise de décision, je me réfugiais sur ce blog, pour y puiser la force nécessaire pour tenir.

J’ai alors compris que lire des témoignages était très bénéfique, pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé, et essayer de déculpabiliser.

Je me suis alors dis qu’écrire pouvait être tout autant bénéfique. Le côté pervers de cette relation, et qui fait qu’on culpabilise, est qu’il s’agit de petits faits anodins qui isolés semblent dérisoires mais qui accumulés sont totalement destructeurs.

Ainsi, j’ai commencé à relater sur un cahier, ces petits évènements qui m’ont épuisée, détruite à petit feu, sans que je m’en aperçoive.

Et ça fait du bien!!

Mais des fois, on a envie de passer à autre chose, alors on fait une pause. Parce qu’écrire, passe obligatoirement par ressasser des heures, des jours durant, cette histoire, qu’on a paradoxalement tant envie d’oublier. Alors on fait une pause, on arrête d’écrire car c’est si douloureux…et pourtant quand on arrête trop longtemps, le cafard revient, on oublie le mal enduré, on ne garde que les bons moments, on se dit qu’on exagère..

Et on ressent à nouveau le besoin d’écrire. Ecrire nous aide à ne pas oublier le mal enduré, l’homme qu’il est réellement, sa cruauté, sa méchanceté, son absence de sentiment, le petit jeu qu’il a joué avec nous…

Alors, à tous ceux qui souffrent, écrivez. Ecrivez tout ce que vous ressentez, videz « la merde » qu’il a mise en vous, pour vous retrouver, Vous, petit à petit. La route est longue, mais votre liberté n’a pas de prix, et vous y arriverez!

 

 

 



Enfin décidée!

Bonjour,

Après plusieurs semaines d’hésitation, je suis enfin décidée à ouvrir un blog et y confier les souffrances endurées à cause d’un manipulateur pervers.

Au travers de ce blog, je cherche bien sûr à extérioriser mes souffrances, et ainsi au fil de l’écriture, comprendre ce qu’il s’est passé (même si au final, leur comportement n’est pas compréhensible), et l’accepter.

Mais, ce que je souhaite, c’est également pouvoir aider, soulager, faire réaliser aux victimes de mp, qu’elles ne sont pas coupables, ni seules, et que même si la route pour s’en sortir paraît longue, on y arrive. On se sent alors enfin libre.

Je ne sais à quel rythme, j’écrirai mon histoire. Cela dépendra de mon emploi du temps, de mes états d’âme, de mon besoin. Mais j’essaierai de m’y tenir, d’autant plus si je reçois des témoignages, des questions, de vous, qui êtes dans le même cas, victimes d’un mp, et ressentant un grand besoin d’en parler.

A très bientôt.

 



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